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Une hospitalisation est en quelque sorte un accident dans la vie d’un enfant, une rupture, une cassure dans une dynamique qui ne devrait être en fait que jeu et apprentissage.
L’hospitalisation ne lui apparaît pas naturelle, surtout par le nombre de changements qu’elle implique.
L’enfant vit un bouleversement autant corporel qu’émotionnel, cette dernière notion étant intimement liée à l’idée qu’il peut se faire de sa maladie et de ses effets.

Tout au long de son séjour à l’hôpital, ses proches, camarades, amis et sa famille, lui manquent.

Il peut parfois s’ennuyer ou avoir peur.

Il est possible que les enfants ne comprennent pas pourquoi ils sont à l’hôpital ou qu’ils aient de fausses croyances à propos de ce qui leur arrive.

Lors de son arrivée à l’hôpital, l’enfant est rapidement installé dans un service puis dans sa chambre. Son expérience du monde est brutalement confrontée à un lieu nouveau, avec ses codes qui, selon son âge, lui seront plus ou moins étranges et stressants.

Il découvrira de nouveaux visages qu’il va devoir mémoriser afin de maîtriser petit à petit son environnement immédiat et finalement s’adapter au milieu hospitalier et en premier sa chambre.

 

Sa chambre va devenir sa principale référence, puisque ce sera le lieu où il passera ses journées, mais également où il dormira, mangera, sera examiné, soigné. Cette petite pièce deviendra le “film” de sa maladie, une période au cours de laquelle, il devra tenter, avec l’aide de ses parents et proches, de se créer des “espaces” propices à un retour à la vie normale (jeu, moment du repas, etc…).
E.Delacour CoucouNousVoilou01Certaines maladies aiguës, lorsqu’elles sont diagnostiquées chez l’enfant ou l’adolescent entrainent une hospitalisation immédiate.
Une chimiothérapie, par exemple, rend l’enfant particulièrement fragile puisque ses globules blancs sont considérablement réduits. Il est alors isolé, dans une chambre “stérile” et seules deux personnes peuvent y avoir accès.
Pourtant, souvent l’enfant ne ressent que quelques symptômes qui peuvent lui paraitre anodins (mal de crâne, douleur au genou, fatigue, etc…) et se retrouver hospitalisé, isolé, avec un traitement lourd, peut lui paraitre totalement disproportionné, décalé et incompréhensible, comparé à ce qu’il ressent et perçoit de sa maladie.

Selon son âge l’enfant n’est pas toujours en mesure de saisir pleinement les tenants et aboutissants de sa maladie et préférera peut-être se concentrer sur l’idée qu’il s’en fait.
Tout cet arsenal brutal qui est alors mis en œuvre pour le soigner n’a pas de sens pour lui. Il pense ne pas avoir besoin de tout cela et il s’interroge alors sur le pourquoi de toute cette agitation, de cette hospitalisation, de ce traitement démesuré par rapport à ce qu’il imagine nécessaire pour le soigner.

 

Les médecins, les infirmières et l’ensemble de l’équipe soignante sont particulièrement rompus à l’explication de ces symptômes, de ces situations.

 

Pourtant, il y a systématiquement un temps, un décalage entre ce qui est expliqué par l’équipe, et compris intellectuellement et rationnellement par les enfants et leurs parents, et ce qu’ils acceptent et comprennent effectivement.

 

En d’autres mots, il existe un décalage, tout au long du traitement, souvent très long pour l’enfant, entre la notion de “temps médical” et le “temps perçu par le patient” et sa famille. Et le “temps médical” va beaucoup plus vite.

 

Aidé de plusieurs Coucou boys and girls venant de tous horizons, nous mettrons toutes nos compétences, notre enthousiasme et notre expérience afin d’aider les hôpitaux pédiatriques et centres spécialisés pour enfants et adolescents malades et handicapés à financer et donner vie à des projets destinés à embellir un tant soit peu les conditions de séjour des jeunes hospitalisés.